Le transport routier de marchandises, c’est un peu comme l’oxygène : tant qu’il circule, personne ne le remarque. Le jour où ça tousse… tout le pays se met à respirer court.
Et ce n’est pas qu’une image : en France, 89 % du transport intérieur de fret (en tonnes-kilomètres) se fait par la route. Statistiques du Développement Durable+1
Autrement dit : supermarchés, usines, chantiers, hôpitaux, e-commerce — tout dépend, au quotidien, de la capacité des transporteurs à exécuter.
Mais en 2025–2026, ce secteur “invisible” affronte un cocktail bien corsé :
- pression réglementaire et exigences RSE,
- instabilité des coûts,
- tension RH,
- donneurs d’ordre plus exigeants (rapidité, traçabilité, simplicité).
Dans ce contexte, la vraie question n’est pas “faut-il se moderniser ?”
C’est : quels sont les leviers concrets pour protéger la marge des transporteurs ?
Le TRM en chiffres :
Des essais déjà en cours
- Le transport de marchandises pèse 3,9 % du PIB français en 2023 (tous modes confondus, dont une large part routière). BNSP
- La branche “transport de marchandises” représente 108,6 Md€ de production en 2023. BNSP
- Le transport intérieur terrestre de marchandises (hors oléoducs) représente 330,9 milliards de tonnes-kilomètres en 2023. BNSP+1
- En 2023, le transport terrestre de marchandises recule de -4,0 %, et le transport routier baisse de -2,3 % (moins que le rail et le fluvial). Statistiques du Développement Durable+1
- Le transport de marchandises s’appuie sur environ 40 000 entreprises (ordre de grandeur) et reste un tissu économique très fragmenté. BNSP
- Côté emplois : le transport routier de marchandises représente 429 000 salariés fin 2023 (plus gros employeur du secteur transports/entreposage). Statistiques du Développement Durable+1
Et sur le volet coûts : en 2024, le CNR estime l’inflation des coûts du TRM hors carburant à +5,5 % en moyenne annuelle (avec notamment le poste conducteur en hausse). Comité National Routier+1
TRM : de quoi parle-t-on exactement ?
Le transport routier de marchandises (TRM), c’est l’ensemble des opérations qui consistent à acheminer des marchandises par la route : messagerie/distribution, lots partiels, lots complets, régional/national/international, avec parfois des contraintes fortes (température dirigée, ADR, BTP, etc.).
Le TRM n’est pas “juste” du transport : c’est une industrie d’exécution, où la rentabilité dépend autant de l’organisation que des kilomètres.
Pourquoi l’industrie transport est-elle “invisible”… alors qu’elle est essentielle ?
Parce que la valeur se crée en coulisses : quand un planning tient malgré les aléas, quand une tournée est densifiée, quand une livraison est à l’heure sans qu’un client n’ait eu besoin d’appeler.
Mais cette invisibilité a un revers : la pression monte, et les marges se font grignoter, souvent par des pertes “silencieuses”.
Le secteur TRM en mutation : ce qui change vraiment (côté terrain)
1) Activité plus chahutée, arbitrages plus durs
En 2023, l’activité de fret recule et les entreprises subissent un contexte économique plus tendu. Statistiques du Développement Durable+1
2) Des clients qui veulent moins de friction
Ils attendent : réponse rapide, traçabilité, simplicité, autonomie. Le TRM se compare de plus en plus à une expérience d’achat “fluide” (même si c’est injuste… c’est la réalité côté acheteurs).
3) Une complexité (et une charge) qui augmentent
RSE, traçabilité, conformité, facturation plus normée… Et au milieu : des équipes ADV/exploitation sous tension.
Sur l’impact environnemental, le transport de marchandises consomme 39 % de l’énergie de traction des transports, et le routier représente l’essentiel de cette consommation côté fret. BNSP
Les 5 fuites de marge invisibles (très fréquentes)
Dans la plupart des PME du TRM, la rentabilité se fait grignoter par des pertes discrètes, répétées, quotidiennes :
- 1. Sous-tarification (options oubliées, suppléments non cadrés, règles non appliquées)
On peut par exemple imaginer des options pour des transports plus rapides, des assurances complémentaires etc. au moment de la prise de commande qui vont vous aider à faire grimper la note, tout en améliorant la satisfaction et la valeur perçue par les chargeurs. - 2. Temps ADV/exploitation (devis, ressaisie, relances, ping-pong)
On le sait, encore beaucoup de transports sont traités manuellement de A à Z. Beaucoup de ces opérations peuvent désormais être facilement automatisées et faire économiser un temps/homme (coût salarial invisible) conséquent ! - 3. Erreurs d’info (dimensions, adresses, créneaux) → litiges
Qui n’a jamais entendu parler d’une erreur de saisie d’adresse qui a envoyé un transport au mauvais endroit ? - 4. Aléas mal anticipés (données incomplètes = exécution plus coûteuse)
Cadrer le contexte et le périmètre clair pour chaque demande de transport vous permet de limiter les données manquantes et le risque associé pour exécuter vos transports. - 5. Opportunités manquées (demandes hors horaires, prospects locaux, manque de réactivité)
Quand vous traitez chaque demande entrante via un guichet “classique”, vos heures d’ouvertures constituent déjà un manque à gagner évident. Le traitement est ainsi potentiellement ralenti à chaque étape, car dépendant des disponibilités de chaque partie tout au long de la chaîne.
Mais on a une bonne nouvelle : ces fuites se traitent 🙂
Pourquoi vendre du transport en ligne améliore la rentabilité (sans remplacer l’humain)
Vendre en ligne, ce n’est pas “faire moderne”.
C’est mieux vendre, mieux préparer, mieux piloter.
1) Mieux vendre (et mieux facturer)
- règles tarifaires appliquées correctement,
- options/suppléments cadrés,
- conditions clarifiées dès la réservation.
2) Mieux préparer l’exécution
Donner toutes les bonnes infos dès le départ peut changer la donne et vous couvrir parfaitement ! Moins d’erreurs, moins d’aléas, moins de litiges.
3) Réduire le coût administratif
En limitant les allers-retours, appels et ressaisies, vous allez récupérer du temps utile pour des tâches à plus forte valeur ajoutée.
4) Améliorer la conversion
Le simple fait de proposer un devis instantané, combiné à une prise de commande 24/7 va mécaniquement augmenter drastiquement le taux de transformation de vos demandes en commandes.
Vous pouvez capter à toute heure une demande qui n’attend pas lundi 9h… et ça, ça change tout !
Concrètement : ce que Bary change dans le quotidien d’un transporteur
Devis & réservation en ligne
- le client saisit ses informations lui-même,
- le devis émis automatiquement s’appuie sur vos règles,
- la réservation est cadrée avec les bonnes conditions,
- tout le transport est tracé.
Portail client : l’exploitation respire
En laissant l’information à disposition de vos clients, notamment le suivi, les notifications, les documents liés : vous limitez ou supprimez les communications email, vous limitez les appels, et vous apportez plus de fluidité à vos clients en retour !
Pilotage en temps réel
Grâce à des tableaux de bord ou au suivi des écarts, vous arrêtez de subir l’activité avec des demandes entrantes à faible valeur pour vous.
Et c’est le point de départ d’une reprise de contrôle progressive des opérations.
“Oui mais…” : vous vous posez les questions suivantes ?
- “Nos clients ne passeront jamais par un portail” : vous commencez par capter des prospects, des demandes simples et/ou hors horaires habituels.
- “Nous ne faisons que du sur-mesure” : vous automatisez le répétitif, vous gardez l’humain pour l’exception.
- “Encore un outil” : l’objectif est de supprimer des échanges inutiles. Cela vous permettra effectivement d’éviter de la charge supplémentaire – soit le rôle attendu de tout bon outil !
Ce qu’il faut retenir
- Le TRM fait tourner l’économie : 89 % du fret intérieur passe par la route. Statistiques du Développement Durable+1
- Le secteur pèse lourd : 3,9 % du PIB et 108,6 Md€ de production (transport de marchandises en 2023). BNSP
- Les coûts augmentent : inflation TRM hors carburant +5,5 % en 2024 selon le CNR. Comité National Routier+1
- La digitalisation est un levier direct sur la marge : pricing, préparation, charge admin, conversion.
- SDES – Chiffres clés des transports (édition 2025) : parts modales fret 2023, volumes, évolution. Statistiques du Développement Durable
- Insee (Data Essentiel Lab) – Le transport de marchandises en 2023 (mars 2025) : PIB, production, emploi, parts modales, tissu économique. BNSP
- CNR – Les coûts du TRM : bilan 2024 & perspectives 2025 : inflation des coûts hors carburant. Comité National Routier+1